Cette parole est celle d’un psychiatre qui à l’époque, m’a beaucoup aidée, quand je me séparais du père de mes filles. Je ne l’ai jamais oubliée et l’ai appliquée au pied de la lettre ; je n’y suis jamais retournée. J’ai fait intervenir la Justice qui, ici, a toujours joué son rôle, dans l’intérêt des enfants. Je sais que c’est loin d’être toujours le cas mais pour nous, les choses ont toujours été cadrées et n’ont pas dérapé.

Quand j’ai vécu ce drame, je ne savais qu’une seule chose ; je devais partir pour me protéger et protéger mes enfants... On m’a dit souvent que j’avais eu beaucoup de courage. C’est faux, j’ai juste su partir au bon moment et cela s’appelle l’instinct de survie d’autant plus que je venais d’accoucher de ma deuxième petite fille et que l’ainée avait deux ans et demi. Je ne l’ai jamais regretté, pas même l’espace d’un quart de seconde.

Quatorze ans après, le 9 mars 2020, j’ai reçu le jugement où j’obtenais l’exercice unilatéral de l’autorité parentale. Le 16, c’était le début du confinement et à partir de ce moment-là, les uns et les autres, nous avons basculé dans tout autre chose.

Pour ma part, il m’a fallu à peu près un mois pour que mon cerveau sorte de cet état de sidération et se remette à connecter, à lire, à chercher… Quand j’ai capté le côté pervers, mensonger et malveillant du système, j’ai eu le même instinct de survie qu’à l’époque : me barrer loin et voir après… Le monde est grand, le monde est beau et il existe toujours un autre ailleurs! Encore aujourd’hui, 25 mois après, j’ai toujours cette voix intérieure chevillée au coeur qui me pousse à larguer les amarres et à prendre le large.

Evidemment, je ne peux pas comparer les deux situations : l’une est personnelle, l’autre se déroule à l’échelle mondiale. Cela n’aurait pas de sens, si ce n’est du point de vue de mon propre ressenti, de ma propre conscience.

Il est vrai que si j’ai établi un lien entre les deux événements, c’est parce à mon échelle, j’y ai discerné le même esprit manipulatoire et pervers ; mon expérience personnelle m’ayant en quelque sorte, dotée de subtiles d’antennes psycho-affectives… D’ailleurs, je suis convaincue que les personnes qui, comme moi ont eu à faire à ce genre d’adversaire dans leur vie, ont très vite capté, elles aussi, que quelque chose n’allait pas dans ce narratif officiel dont on voulait nous gaver.

Au-delà des situations, le contexte est différent d’autant plus qu’ aujourd’hui, mes filles ne sont plus des enfants. Elles ont chacune, autant que moi, leur mot à dire. L’une est déjà majeure et a intégré une Grande Ecole sur Paris ; l’autre en prend le chemin. Elles ont des projets et sont en train de construire leur vie, ici. Evidemment, c’est aussi ici qu’elles ont des amis.

Moi aussi, je suis différente, j’ai évolué en quatorze ans… Je ne suis plus vraiment la même qu’à l’époque. J’ai toujours mon instinct de survie, bien sûr, mais j’ai grandi en conscience à travers mes enfants et les différents événements, heureux et moins heureux, de ma vie. J’ai grandi dans la Foi, surtout, car sur ce chemin de maman solo, en définitive, il n’y en a qu’UN qui ne m’a jamais abandonnée, jamais lâché la Main. Je Lui dois TOUS les Miracles de ma vie, tous mes sourires aussi, malgré le nombre incalculable de mes faux-pas. C’est de loin, ma plus Belle Histoire d’Amour, celle que je souhaite à n’importe quel être humain de pouvoir Vivre dans ce monde, ici-bas!

Car mon père et ma mère m’abandonnent, Mais l’Éternel me recueillera.

Psaume 27 : 10

Incontestablement, je m’aperçois que je dois mettre de la Conscience dans mon réflexe immédiat qui me pousse à partir. Cela ne veut pas dire le nier, le refouler car raisonnablement, fuir une situation toxique est légitime. Cela signifie plutôt que j’ai besoin de médiatiser par des mots et c’est bien pour cela que j’écris, pour clarifier mes pensées et agir selon ce qui me paraît juste. Je vais mettre les bouchées double, je le sens, car j’en ai besoin…

Méditer également en écoutant la Parole et profiter de la Vie, de l’Instant avec Gratitude! Tout est là, de toute façon, dans l’Instant et l’Infinie Gratitude